Flore de l’île de Pâques

Arbustos en flor frente a Ahu Tongariki Flora-de-Isla-de-Pascua

La flore de l’île de Pâques n’ a pas une grande diversité, contrairement aux autres îles de la Polynésie. L’île est couverte à 90% par des prairies, 5% par des formations d’arbres ou de cultures et les 5% restants par une végétation rare.

Cependant, des études botaniques et archéologiques indiquent que la végétation n’a pas toujours été comme ça. Au cours des quarante mille dernières années, l’abondance et la répartition de la flore ont connu de grandes variations. Celles-ci incluent l’existence de vastes forêts à proximité de grands volcans.

Avec l’arrivée des premiers colons polynésiens au Vème siècle de notre ère, l’écosystème subit de grands changements. Des espèces telles que le ñame ou uhi (Discorea Alata), le taro (Colocasia Esculenta), la canne à sucre ou le Toa (Sacharum Officinarum), le plantain ou le Maika, la patate douce ou le kumara (Ipomoea Batatas), la citrouille ou Hue ou le Mako’i sont introduites.

Ils utilisaient des systèmes comme le « Manavai », des petits jardins entourés de murs de pierre de différentes tailles et formes, où ils plantaient des espèces plus fragiles afin de les protéger du vent et en même temps de conserver leur humidité.

Manavai Flora-de-Isla-de-Pascua

Manavai

Le « Pu » est un autre système de sauvegarde de la flore. Il s’agit d’un type de trous dans le sol d’environ 50 à 60 centimètres de diamètre situés dans des zones rocheuses. Ici vous y verrez des plantes telles que Taro et « Uhi ».

Malheureusement, les Polynésiens ont eu recours à l’abattage et à la coupe pour leur intensive agriculture, ce qui a entraîné la disparition d’espèces telles que le palmier endémique de l’île (Paschalococos Disperta) et le bois de santal. En même temps, l’introduction du rat polynésien, qui s’est multiplié dû à l’absence de prédateurs, a contribué à la perte d’espèces qui se nourrissaient principalement de graines et de noix de coco de palme.



On pense que l’utilisation excessive de bois dans les grands bâtiments mégalithiques pourrait avoir entraîner l’extinction des forêts, car d’énormes quantités de troncs de palmier et de cordes fabriquées avec l’écorce de Hau Hau (Triumfffeta Semitriloba) furent utilisées.

Quand les premiers navigateurs européens arrivent au XVIIIème siècle, ils se rendent compte de la pauvreté végétale de l’île, décrivant quelques petites masses boisées de Toromiro, Mako’i et Ahu Ahu.

Toromiro en flor Flora-de-Isla-de-Pascua

Toromiro en fleur

Au XIXème siècle, de nouvelles espèces de plantes furent introduites et un élevage intensif de moutons fut mis en place, ce qui entraîna l’extinction des rares espèces endémiques qui subsistent, telles que le santal, le toromiro et le Hau Hau.

Actuellement, 212 espèces de plantes différentes ont été identifiées, dont 46 sont indigènes et 166 ont été introduites à différentes époques de l’histoire de l’île de Pâques. Ces derniers dominent le paysage actuel de l’île, notamment l’eucalyptus, le melia et la goyave.

Flor de Erythrina en el camino a Terevaka Flora-de-Isla-de-Pascua

Fleur d’Erythrina sur la route de Terevaka

Certaines zones de l’île sont en train de récupérer son environnement. L’objectif est d’accroître le reboisement, le contrôle de l’érosion et la protection de la biodiversité, ainsi que de canaliser les flux de touristes à travers les sentiers de manière à ce qu’ils ne transitent que parmi eux.

Il est important de sensibiliser les habitants et les visiteurs de l’île à l’éducation et à la protection de l’environnement, de manière à ce qu’ils se préoccupent de la végétation du lieu et parviennent à récupérer les espèces en voie de disparition, comme cela a été fait récemment avec les Toromiro et les Moka’i. Nous vous encourageons à suivre les instructions du personnel de la CONAF pour collaborer et maintenir un écosystème aussi fragile que Rapa Nui.

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